Slam® Dunk… le retour.

On 25 juin 2013 by Louis

Retour de Giraglia Rolex Cup. Le « petit » Wally Wallyno à frappé fort pour son come-back en piste: 2nd sur San Remo-St. Tropez toutes classes, 2nd IRC 0 sur la Gira. Mettre une rouste à Brad, aux Stig, Ran, Allegre, Bella Mente et consorts sur ce bon vieux plan Farr de 2003 construit chez Caroll Marine, avec des voiles de l’âge du canote, y’a pas à dire: Priceless! Ça promet pour la Maxi Rolex Cup, mais avec des voiles neuves! Le GP42′ Team Vision Future fait 2 aux inshores, quant à Tixwave, Swan42′ de son état, il s’offre le luxe d’une deuxième place overall méritée à la grosse offshore… Du bon pour Gréement Courant, quoi!

Le Trophée Bailli de Suffren, en Classique. Là encore, ça se passe pas mal… Première étape (ventée, parait-il): Saint Tropez-Porto Rotondo (Sardaigne, pour les incultes). 1st overall: Moonbeam III. 2nd: Mariska. C’est pas chez nous, ça? Pour les suivre sur tout le périple, la carto, tout ça, c’est ICI.

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Passons donc à aut’chose, si vous le voulez bien: En « rangeant » les archives de Gréement Courant, je retombe sur ceci: Un petit billet d’humeur que nous avions publié sur l’ancien Blog. Après relecture, je ne résiste pas à vous le recoller, c’était en 2010… Certains disent qu’on sait aussi écrire, chez les épissuriens…

Slam® Dunk…

Elles en auront vu, des ponts de bateau…

Ce matin, bien décidé à faire un peu de rangement dans les tiroirs et autres placards remplis ras-la-gueule de frusques nautiques, je retombe sur cette bonne vieille paire de Slam®, usées, rôties, la semelle cuite et déteinte de souffrances, de glissades, de vécu et de souvenirs. Alors je me sers un café, je les pose sur la table, et je me souviens…

 Comme un vieux chien qu’on a aimé douze ans (et je sais de quoi je parle !), que l’on emmène chez le vétérinaire pour sa « dernière visite », je ne peux pas me résoudre à m’en débarrasser comme de vulgaires savates. En tous cas, pas sans une dernière caresse, un dernier regard, un dernier hommage… J’ai trop regretté de ne pas l’avoir fait pour feu mon dernier baudrier, lâchement dérobé dans ma voiture par un voyou sans cœur un soir de pluie dans le vieux Lyon…

J’ai acheté ces deux sœurs à Porto Cervo, Sardaigne, pendant les Rolex Maxi Series en 2003 (était-ce en 2002 ?). Et pas parce que c’étaient les moins chères ! Ça, c’était de la came ! Pas de celles que l’on achète aujourd’hui, et qui vous font une demi saison… A l’époque, cela m’avait coûté un bras : Un jour de salaire sur ce beau Maxi blanc de 78 pieds ( !), mais les affres des transports aériens décidèrent que je ne devais recevoir mon bagage  que deux jours avant la fin de la compétition, et je dus m’équiper en urgence. Ce fut donc un mariage forcé. Je les adopte tout de suite, puisqu’elles me sauvent probablement la vie le premier jour de course… Une fameuse qui part un peu en saucisse, avec têtière de spi qui se coince entre les D2/V2… Pas le temps de m’assurer, je monte pour décrocher le bazar, je glisse, et me retrouve quasiment la tête en bas, le pied coincé par la chaussure dans les jointures du gréement… Ça fait mal, sur le moment, peut-être, mais cela donne aussi juste le temps de remettre les mains sur le rod et se laisser glisser jusqu’au pont, et c’est probablement beaucoup mieux que les dents en vrac sur le teck. Depuis ce jour là, nous ne nous sommes plus quittés. Elles ont été de toutes les guerres… Ponts en bois nobles : Teck, pin d’Orégon, acajou verni… En plastique moulé, aussi, ou chimique des plus abrasifs, sablés, exagérément, pour l’accroche, le « grip »… Offshore, inshore, match-race, elles auront tout fait.

 Alors voilà, mes filles, l’heure de votre second voyage est arrivée, je me fais une raison. Votre deuxième vie, je vous la souhaite chouette, longue, et aussi riche de belles choses, de partage, de rires, de copains, d’embruns, de sable fin et de gouttes de Rhum Vieux que celle que vous avez bien voulue partager avec moi…

 So long, girls, et merci…

L.

Pour finir ce petit papelard rapide, en passant, je ne résiste pas non plus à vous faire profiter ci-dessous de la dernière vidéo de la Bonne Mado (son site: www.saysea-prod.com). D’abord, parce qu’elle fait bien son métier, ensuite parce que c’est beau (et pas seulement parce que aussi, le GP 42′est un client ;-)). Comme quoi, pas besoin de 25knts posés pour faire de la belle image. Ouvrez les yeux, mettez du son, ça part de là:

 

Vous connaissez la musique, faîtes des bêtises, mais faites les avec enthousiasme…

B & L.

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