Nan mais ça va pas la tête!

On 2 juillet 2014 by Louis

Pas brillant tout ça… Plus d’un mois sans vous donner de nos nouvelles! Les lecteurs crient au scandale, les clients se disent que nous avons trop à faire, les fournisseurs se régalent, les concurrents (?) se frottent les mains, et nous, bé on fait COMME ON PEUT, et pis c’est tout! Alors nous voici, et autant vous dire qu’en un mois, il s’en est passé, des choses. Dans l’ordre et non exhaustif: Semaine de Porquerolles en Twelve sur Sovereign, Voiles d’Antibes en classique, Giraglia Rolex Cup, et première étape du Championnat des 15 Mètre de Jauge à Monaco… et une petite surprise. 

Commençons par le commencement.

Ça faisait longtemps, mais re-poser ses fesses (et le reste) à l’avant d’un bon vieux 12 Mètre de Jauge Internationale, y’a pas à dire, ça remet le facteur sul’ vélo. Semaine de Porquerolles, un joli match en perspective: Deux « Twelves », deux clients. A ma gauche, Ikra, 50 ans, coque blanche, liseré rouge, fondateur de la Nioularge, affublé de tout un paquet de nouvelles écoutes, drisses, bastaques (…) rouges aussi, barré par M. Sébastien A.K.A « Ouuuuuuh collllllision » Destremau, qui n’est pas là pour enfiler des perles, vu que le canote prépare son championnat du monde qui se tiendra à Barcelone début Juillet. Dans le coin opposé, Sovereign, 51 ans, coque blanche liseré bleu, Gilles Bérenger aux manettes, ma pomme devant, et tout un tas d’équipiers qui, d’après les bruits de pontons, « savent de quoi ça cause ». Bon. Si on ajoute à cela un petit médium posé en baie d’Hyères, une Nathalie Peberel particulièrement efficace à nous balancer des manches à la pelle, le combat promet d’être sympathique…

Et il le fut: Neuf manches à couteaux tirés, championnats du monde de groin-groin, double groin-groin, et dix-de-der, résultat sans appel: Sovereign l’emporte 7 à 2. Route-pêche-sardine, ça, c’est fait.

Pour le reste, z’avez qu’à vous fier au résumé et aux vidéos de Mado, elle fait ça très très bien, et nous, on a pas le temps… A noter chez nos clients, en IRC 1, la belle deuxième place de Team Vision Future, GP 42′ de son état, et @robas, le Swan 601 qui complète le podium. En IRC2, Glenn Ellen V, A40′ RC termine second…

Après le commencement, la suite:

Paf! Pas le temps de souffler, un peu de commode Louis XV, direction Les Voiles d’Antibes, première régate du Circuit Panerai 2014, où nous aurons à fêter les 100 ans de notre meilleur ennemi: Moonbeam IV. Bill officie à l’avant de Mariska, triple vainqueur de l’épreuve qui pour l’occasion accueille à son bord Lionel Péan, Seb Audigane, le bon Clem Giraud et Christian Ponthieu. ‘Sont pas venus qu’avec des quiches, quoi… De notre côté, sur Moonbeam III, Erwan me colle au compas de relèvement, et aux vues des différentes météos annoncées – « Faible à mou, secteur dominant: variable » – faire aussi bien que l’an passé (2nd) nous parait être un objectif raisonnable (sans compter notre autre objectif, mais secret, celui-ci…). A propos de l’an passé, ne résistons pas à vous recoller l’affiche de cette année… Souvenirs, souvenirs…

Ce sera dur. Mariska, impériale dans la molle, gagne deux des trois manches courues et s’impose logiquement pour la quatrième fois à Antibes (si mes calculs sont bon, ça fait quatre jolies montres aussi, non?). Le Quatre, navigue juste et prend l’ascendant sur nous. Il faut dire que je ne sais pas si c’est le compas de relèvement fourni par Erwan ou quoi, mais j’ai eu la fâcheuse tendance à nous tirer des balles dans le pied pendant ces trois jours, et à confondre ma gauche de ma droite… Il y a des jours avec, et des jours sans. Reste que prendre deux magnifiques départs bâbord en croisant devant la flotte avec ces engins là, priceless. Passer son temps à se virer sur la trogne avec ces enclumes et honorer notre objectif secret, priceless. Naviguer à bord de l’une des plus jolies unités de la flotte, avec un équipage au top, un « last drink onboard barman » en la personne de Michel-Michel, qui s’assure régulièrement que tout le monde ait bien retrouvé sa bannette, priceless… Et puis au niveau des tomates, deux bateaux full inventory Gréement Courant sur le podium des big boats, ça le fait, non?

Happy Birthday Moonbeam IV, we wish you at least one hundred more!

Notez seulement que la magnifique image ci-dessus (si nous devions lui donner un nom, ce serait volontiers « Ça sent le groin-groin ») est de Patricia Lascabannes, copyrightée, et tout et tout… J’en profite pour vous glisser que si vous avez un peu de temps, et que vous êtes dans le coin de Vallauris, passez donc voir sa nouvelle galerie « 8ème Art » à partir du 6 Juillet… Ça vaut le déplacement! Les infos ICI.

Après, la suite:

Rapide pif-paf lémanique, histoire de faire quelques lessives (sauf Bill qui laisse ses chaussures de nav’ sous le cagnard dans le camion, hum hum…), livrer quelques clients pour la sacrosainte messe du Bol d’Or Mirabaud, et hop, retour dans le soude, objectif: Giraglia Rolex Cup. C’est pas tout ça, mais il y a un VOR70, SFS de son nouveau nom pour Bill, et un petit Wallyño, ma pomme cette fois, à trimbaler le plus vite possible de Cogolin à San Remo, puis de San Remo à St Tropez, faire trois ronds dans l’eau sur place, puis de St Tropez à Monaco… Ça, c’est dans la théorie. Dans la pratique, vous allez voir que ça va se passer un peu autrement…

Pas de soucis pour les petits gars de SFS qui convoient leur four à pain en carbone sous le cagnard pour Monaco, ils prennent le départ du ralliement en temps et en heure. Wallyño de son côté sort d’un gros refit cet hiver. Peinture neuve (il était temps!), pas mal de boulot sur le mât, amélioration du plan de pont (…), bref la bête est belle et c’est plein d’envie que l’équipage arrive à Cogolin pour confirmer qu’il faudra compter sur nous cette saison, et que cette victoire en classe maxi aux Voiles l’an passé n’était pas le fruit du hasard. Oui, mais: Un petit souci « parc batteries – alternateur – inversion de polarités » juste après notre départ en convoyage manque de nous transformer en côtelettes grillées, et si ce n’était la vigilance du bon Quentin, nous aurions pu finir tout cuits devant Cannes… Retour Cogolin, réparation, pas de San Remo – St. Tropez pour nous. Commence bien, c’t'histoire… Bill de son côté claque le réel à bord de la machine au rating de contre-torpilleur… Début des inshores, donc. Pour une fois, le comité bien inspiré va nous proposer des parcours avec du vrai près, et du vrai portant. Serait-ce la fin de la Short-sheet cup à Saint Tropez? Toujours est-il que nous avons un peu de mal à nous remettre dans le bain après le rush des jours précédents… La concurrence est élevée, et nous ne naviguons pas à notre niveau: Les résultats s’en ressentent. 10, DNF (on y revient…), 8. Treizièmes au général, donc. Déçus? Oui.

DNF ou « Le triple Lutz Piqué de la manche 2 qui aurait pu mal finir »…

Nous l’avons souvent écrit sur ce blog: Quand dans un classement général, on commence à remplacer des chiffres par des lettres, ce n’est jamais bon signe. Nouveau à bord, Brian* Joubert est un bon marin. En F18, il envoie du pâté, mais n’a pas encore l’habitude des gros canotes. Pas le temps de se faire aux poupées de wimche grosses comme des roues de tracteur, et voilà que l’écoute de GV l’envoie  voler dans l’empannage, façon triple Lutz-double Axel, la tronche dans le self-tailing du primaire bâbord. Petite perte de connaissance, du sang partout sur le pont, le bon Romain Gabriel, pompier-wimcheur de son état s’occupe du dossier. Note unanime des juges: 9.6, et une grosse, grosse frayeur. Les urgentistes de St Tropez, quant à eux, se contenteront de 14 points de suture. C’est sur, pour la première régate de l’année à bord, ça aurait pu mieux se passer, mais nous gardons en tête les vrais objectifs de la saison: Maxi Worlds à Porto Cervo en septembre, et bien sur, défendre le titre des Voiles de Saint Tropez…

*: Prénom d’emprunt, pour plus de discrétion, évidemment.

De son coté, SFS est lucide: Espérer sauver son rating sur les inshores, c’est un peu comme opposer Karim Benzema à Russel Coutts en RC44′… Beaucoup de douleur, pour peu de résultats… Ils finissent Nièmes, donc, mais le plaisir et le spectacle étaient bel et bien là.

Vous voulez vous faire une idée de ce que sont les inshores de la Giraglia Rolex Cup? C’est ci dessous, grâce au bon Gilles Martin Raget. Ouvrez vos mirettes, vous pourriez reconnaitre des têtes!

Et puis zou, Mercredi, départ de la grande course. Remaniement ministériel à bord de Wallyño pour cause de souciS familiaux, SFS quant à lui piaffe… Le Line Honor est à sa portée (ou presque, n’oublions pas Estimit Europa…). Ça s’annonce mou. Faudrait pas que ça le soit trop, parce qu’à Monaco, Mariska attend de pied ferme plusieurs équipiers pour disputer la première manche de la Royal Clyde Yacht Club Trophy. Bill à bord de SFS, qui sera N°1, et Seb Audigane à bord de Wallyño, qui doit quant à lui barrer la belle dame de 1908…

Petit résumé de Seb, je n’étais pas à bord:

La grande course:Saint-Tropez/Giraglia/Monaco
Très bon départ et bon louvoyage jusqu’à la bouée de Cavalaire, puis un long bord de portant vmg jusqu’au Rocher de la Gira. Pas facile la Med, nous avons navigué sur l’axe du parcours et misé sur le centre droit dans la nuit, malheureusement et malgré des gains conséquents, du moins en relèvement, par rapport à nos concurrents, le vent est resté un peu trop longtemps plus gauche que prévu, permettant à nos deux adversaires directs de se décaler un peu plus nord pour l’approche de la Corse.

Un peu vénère le Seb, nous finissons quand même par les rattraper un peu sur le dernier bord de près reaching pour finir à seulement une ou deux minutes en compensé. Une décevante 4ème place en IRC 0, il va falloir élever le niveau de jeu pour la fin de la saison!

A noter la magnifique victoire toutes classes de notre ami Bernard Vananty, à bord du Swan 42′ suisse TIXWAVE, lui aussi client chez nous (on revient à nos tomates, encore et encore!). A son bord, le bon Jack’s Addor que nous connaissons bien aussi ;-) – BRAVO À EUX!

Le Yacht Club de Monaco en grandes Pompes.

Dans la foulée, A l’occasion de l’ouverture du nouveau bâtiment du Yacht Club de Monaco, les quatre 15 m JI Tuiga, Hispania, The Lady Anne et Mariska se sont retrouvés pour leur première épreuve de l’année 2014.
La météo très calme n’a permis de lancer que 2 manches en 2 jours, et c’est Mariska qui s’impose dans les deux manches, Tuiga termine second, Hispania troisième et The Lady Anne quatrième. Bravo à Christian et à son équipage, c’est un point de pris avant les retrouvailles à Puerto Sherry en Juillet, ou la donne sera différente: Vent et vagues risquent d’être au programme… Du côté Gréement Courant, ce n’est pas pire de voir les deux bateaux préparés par nos soins aux deux premières places de ce podium!

Et pis c’est comme dans les Kinder, y’a aussi la surprise…

Bon. Quand faut y’aller, faut y’aller. Ça commence à causer sévère sur les pontons, à passer de mains en mains, mais imaginez seulement:

Ça vous dirait, un produit qui va révolutionner le monde des poulies à friction ? Ça vous dirait, un produit qui s’adapte partout, course, croisière, grand prix… Ça vous dirait, un petit objet, joli, sexy, adaptable en deux minutes à quasiment tous les postes de pouliages sur n’importe quel bateau ? Ça vous dirait, que cet objet encaisse des charges au delà de tout ce qui est proposé sur le marché ? Ça vous dirait, qu’en plus, ce joli machin ne pèse que quelques grammes ? Ça vous dirait de pouvoir le changer en course, en quelques secondes, n’utilisant qu’un morceau de dyneema®, sans avoir à dépasser la drisse, l’écoute ou la manœuvre concernée ? Et si en plus, ça ne coûtait que le prix de deux bières au Café de Paris… Bon, bah vous y voilà:

Ça s’appelle le Nub®, et c’est chez nous que ça se passe… Soyez patients, beaucoup plus de news à venir sous peu!

Ici, à l’atelier, (toute) petite pause vacances avant un championnat d’Europe de 6M.J.I à Falmouth, GB, à bord de Dix Août, le destrier familial, puis ça va vite réenquiller (ça se dit, ça?) sur du lourd. Stay tunes, on vous tient au jus!

Listening to: Mais alors là, du super FAT! Une reprise de « Feeling Good », mixée avec du Nougaro, par Mayra & Mr. Mow, dont nous vous avions déjà parlé sur ce blog. Eu la chance de les voir vendredi en concert méga-privé, ça envoie du steak, mais alors fort. Plus d’infos sur leurs dates en France et leur nouveau single ICI, et si vous les loupez pas loin de chez vous, 1- Faudra pas venir vous plaindre, 2- Tant pis pour vous.

Ken ar c’hentañ !

B & L.

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