Faudrait voir à ne pas se craquer…#2

On 21 octobre 2014 by Louis

Non, faudrait pas, pour ce papier de fin de saison… Le fait est que depuis juin, c’est un peu la guerre, chez nous. La bonne baston, la vraie, de celles qui ne te laissent pas une minute, lecteur. Entre cordages, déplacements, régates, nouveaux projets, le temps imparti à la rédaction de ce blog en prend un coup dans le trognon, au grand dam de certains assidus qui n’hésitent d’ailleurs plus à nous envoyer des mails directement pour nous demander si tout va bien, si le ciel ne nous est pas tombé sur la caboche, si Bill possède encore toutes ses capacités niveau neurones, ou si je ne me suis pas fait bouffer par une perche géante du Léman, tout ça… Alors sois rassuré: We’re back on tracks. Et pis c’est tout. Manquerait plus qu’on présente des excuses…

Comment allons nous rattraper ce retard? Simple. Je m’y colle, et fort. En plusieurs articles probablement. Des choses, il y en a à raconter, et le faire d’un coup d’un seul ne semble pas raisonnable, d’autant plus que votre serviteur ne prend pas de notes, alors imaginez… Laissez-vous guider, et quand ça s’arrête, c’est que la suite n’est pas prête!

6 Metre European Championship – Falmouth, GB.

La crème de la série s’était donné rendez-vous chez les glaouches du 20 au 26 Juillet, pour un joli événement organisé par le Royal Cornwall Yacht Club, et c’est avec Dix Août, FRA 111, le destrier familial, un équipage un peu remanié, que nous allons tenter de sortir notre épingle du jeu. … En arrivant sur place et en descendant le ponton, force est de constater que le tintement des breloques olympiques à bord de la plupart des canotes concurrents en aurait inquiété plus d’un, mais c’est sans complexes que nous attaquons le dossier…

Et quel dossier! Jamais vu Falmouth aussi mou! Il n’y aura pas de champion d’Europe 2014! Championnat non validé, pas assez de manches courues! Pas vu ça depuis Cannes 2007, championnats du monde de 12 Metre! Et c’est bien dommage, car nous étions en embuscade, le matin du dernier jour de course, à la 4ème place du provisoire, à 3 points du premier… Il faut dire que faire sauter le tactoche de Bjorn Hansen le premier jour de sur une 11 (le proprio du bateau en question, Lucie – US55, sera élu président de la classe des 6 Mètre le soir même… Ça augure quatre bonnes années pour Dix Août, ça, non?…), puis limiter la casse en évitant les mauvaises manches dans un championnat ou nous le savions, il n’y aurait pas de discard…… Reste que l’ambiance propre à la série, Gallant, full inventory Gréement Courant en tête de ce non-classement, et un petit pari (non?) gagné, puisque pas de vrai classement face à Nada,  auront suffi à ne pas trop faire regretter le déplacement! Rendez-vous l’an prochain, à La Trinité-sur-Mer pour les Championnats du monde, ou nous serons chauds comme des baraques à frittes, c’est sur!

Les (non) résultats ICI.

Sans oublier une photo de la non-victoire, donc…

Pendant ce temps là, chez les bouffeurs de Pata Negra…

A l’occasion de la 2eme Semana Clasica de Puerto Sherry, les quatre 15 m JI Hispania, The Lady Anne, Tuiga et Bill à bord de Mariska se sont retrouvés dans la baie de Cadix pour leur deuxième étape du championnat 2014 de la classe. Trois jours de course et 5 régates ont permis à Mariska de s’imposer face à Tuiga, avec le même nombre de points, le même nombre de victoires mais une meilleure dernière manche. The Lady Anne finit troisième avec une victoire de manche. Les courses ont été particulièrement serrées sur le plan d’eau idéal de Cadix, et si The Lady Anne n’avait pas subi de problème de barre le premier jour, il y a fort à parier que la compétition aurait pris une autre tournure. Toujours du bon donc pour Gréement Courant, puisque les deux premiers sont équipés par nos soins! Au général de la Royal Clyde Yacht Club Trophy, Mariska mène les débats, Tuiga talonne… La suite à Portofino, ou les piscines de Gin Tonic n’auront probablement pas le même goût, et les compets’ de polo-sur-poney-avec-des-balais-brosse se feront probablement plus rares…

 

 Maxi Rolex Cup, Porto Cervo – ITA.

Autre temps, autres eaux (beaucoup plus claires que la baie de Cadix, celles-ci, et avec des cailloux partout, dis donc!), l’équipage du bon Wallyño, Wally 60′ de son état, se retrouve sur la Costa Smeralda, pour tenter de ravir à Lupa of London le convoité titre de champion du monde Mini Maxi, Racer-Cruiser Division  que nous avons laissé échapper l’an passé à la faveur d’un choix de voile peu judicieux lors de la dernière manche.  Lupa, on y revient un peu plus tard. Notre bateau est beau, c’est un fait. Sa nouvelle couleur grise (nettement plus saillante que le jaune « vomi d’ivrogne » d’origine…) ne laisse personne indifférent. Les voiles sont belles, un nouveau Code « 0″, le bon Quentin à fait un boulot remarquable dans la préparation du destrier… Les photos « d’époque » de ma pomme en bout de tangon (genre Maxi IMS, Sardinia Cup, tout ça…) trônent toujours en bonne place au Clipper Bar (à côté des toilettes, donc…), et les prévisions météo, brise en début de championnat, un peu plus mou vers la fin, vont s’avérer importantes à gérer, le petit plan Farr étant plus à l’aise dans le medium/light. Ne pas trop subir au début, et attaquer dans le mou! Dont acte, première manche, premier côtier, de l’air: Porto Cervo Champagne Sailing! Bon départ, super tactique au portant du Grand Crick (A.K.A: Seb Audigane, pour les quiches), à l’entrée du goulet des iles de Porto Stefano et Caprera, une manoeuvre un peu approximative nous fait perdre un peu de terrain sur nos deux concurrents directs, @robas, tout en Gréement Courant, tiens, et Lupa of London… Qu’a cela ne tienne, la grosse phase de transition sous la Maddalena nous remet dans le bain et nous finirons 3. Limiter les dégâts dans la brise, c’est fait, en tous cas le premier jour! Mais ça, c’était avant le drame…

Deuxième jour de course, toujours de l’air, nous décidons de sortir bien plus tôt, histoire de bien se caler sur les virements & relances… Après une bonne demi heure de nav’ dans de l’air soutenu, bam! Le souci technique, le vrai. Panne électrique générale. Sans rentrer dans les détails, parce que c’est moi qui tient le crayon, le dossier quoi. Bref, retour au port, DNS, et tout l’équipage qui se démène jusque tard dans la nuit pour trouver une soluce à l’affaire… Le matin du troisième jour de course, à 10h00, nous ne savons toujours pas si nous pouvons continuer le championnat. A 10h20, nous isolons la panne. A 10h40, nous sortons, fond de moteur, à la bourre, et nous nous présentons sur la ligne de départ. A 11h10, nous prenons le départ de la manche 3, le couteau entre les dents. A 11h11, nous avons une péno aux fesses, suite à une règle 10 enfreinte, nous estimons que ce n’est pas flagrant, et nous continuons, sans réparer. A 17h20, nous apprenons que nous gagnons la manche… avant jury. Belle revanche sur le sort! Défoncés que nous fûtes sur tapis vert part l’élégant Xavier Rohart (tacticien à bord d’@robas, le Swan 601), ce même Jury International tranchera en notre défaveur une heure plus tard… Alors voilà. Commencer un championnat en remplaçant des chiffres par des lettres au classement, ça pique. Et ce n’est pas la bonne façon de mettre un équipage dans les meilleures conditions pour gagner… Wallyño marche, c’est un fait. Il est beau, c’en est un autre, les gars à bord envoient du steak, mais cela ne suffira pas. Nous subirons les deux derniers jours de course et finirons sixièmes et derniers de ce classement Racer-Cruiser. Nous causions de Lupa of London, brillant vainqueur de cette superbe édition… Une pensée toute particulière au copain Clem Giraud, mid-bow à bord, victime d’une vilaine blessure lors du dernier jour de course, dans la brise. Ça fait chi.. mec, et tu sais ou nous trouver. Bref, passer de la seconde à la sixième place en un an, ça n’aide pas non plus à sortir la tête des épaules, mais s’il fallait retenir du bon de cette escapade Sarde, c’est en forgeant que l’on devient forgeron (bon, c’est vrai, au niveau de la forge, il y avait déjà du niveau…), et c’est en prenant quelques bâches de temps en temps que l’on soude une équipe: « Toute connaissance est souvenance », disait notre vieux pote Thomas Hobbes (LA, pour les incultes que vous êtes!)… Peut-être que notre victoire l’an passé en classe Maxi à Saint Tropez nous était un peu montée à la tête… Une équipe au top, qui reste soudée dans les moments pas faciles, Un bon Benoit qui progresse de jour en jour au bâton, pas une ficelle de cassée (ça, c’est pour nos tomates ;-)), et l’envie toujours intacte d’aller écrire quelques lignes en bas des coupes du circuit…

Prochain rendez-vous avec le canote: Défendre le titre des Voiles l’an passé… Et inutile de vous dire qu’avec le retour des STP, ça ne va pas être que facile…

Rolex Swan Cup, Porto Cervo – ITA

C’est sympa, la Sardaigne! Pas de raison de ne pas y passer une petite semaine supplémentaire, surtout si l’on est grassement rémunéré par un gros Swan qui décide au dernier moment de ne pas venir… Un petit coup de téléphone à Bernard, propriétaire de Tixwave, client chez nous, Swan 42′ NYYC de son état (souvenez-vous, le vainqueur de la Giraglia toutes classes, cette année…), et changement de programme, pas besoin de toucher au billets d’avions réservés plus tôt par la précédente embauche, il reste une place à bord! L’occasion de découvrir ce fort sympathique équipage Lémanique qui rafle tout en Grand Surprise sur le lac, et qui fera courir le Swan 42 en classe pour la première fois depuis son acquisition en 2011… C’est sur qu’en faisant le tour des pontons, on se rend vite compte que faire les fesses rouges aux voisins ne va pas être chose facile: Quand on aligne un canote très typé IRC face à de redoutables nazis de la monotypie, va falloir se faire mal un peu partout pour être dans le coup… Grand-voile à ris face aux grand-voiles de jauges, enrouleur d’origine face aux tuff-luff dernière génération, spis un peu plus petits… Bref, pas gagné, mais pas de complexes non plus! Dans la molle, nous avons la vitesse, c’est sur. Dans de l’air, c’est un peu plus dur. Nous pêchons sur les départs (à ce niveau, ça ne pardonne pas), et aussi sur le placement en flotte… De nombreuses fois, nous passons dans les cinq au vent, sans parvenir à capitaliser, c’est rageant. Cela dit, assurer une place de 9 dans cette classe au niveau très relevé, avec quelques jolies manches, un A2 qui rentre au port avant le bateau pendant la manche de brise (un peu de ma faute, ça, avec mes « on met la voile du temps, et pis c’est tout! », pardon les gars…), un vrai plaisir à naviguer avec une équipe extra, et Flo qui nous chouchoute le soir quand nous rentrons la tête un peu en dedans, comme dirait Mastercard: Priceless…

Flo, c’est aussi la Oliver Stone des plan d’eaux. Rien de tel qu’une petite vidéo réalisée par ses soins pour vous raconter le dossier… Montez le son, c’est pas pire:

Tous les résultats, PAR ICI.

Pendant ce temps là, toujours chez les mangeurs de pâtes…

… Mais un peu plus au nord, c’est le Portofino Rolex Trophy, troisième épreuve du circuit 15 Metre JI, et comme l’an dernier, la météo n’a pas été très propice aux courses puisque seulement 2 manches ont pu être courues au cours des 3 jours prévus. Les enjeux au début de l’épreuve étaient simples : vainqueur des deux premières épreuves (Monaco et Puerto Sherry), Mariska était en mesure de remporter le trophée annuel dès cette régate, sans attendre la quatrième et dernière épreuve (Voiles de Saint Tropez).
Groin-groin, double groin-groin et dix-de-der, avec une victoire lors de la première manche et une seconde place lors de la deuxième, Mariska a remporté la Rolex, la régate, et le championnat, prouvant une nouvelle fois que le travail réalisé sur le bateau lors de sa préparation, et surtout lors des entrainements ont permis non seulement d’accélérer la mise au point technique du bateau mais aussi l’optimisation du fonctionnement de l’équipage. Ne reste plus qu’a viser le grand chelem: la victoire à Saint Tropez.

Bravo à tout l’équipage !!

 

Alors. Pour un « petit papier », ça commence à faire du texte, non? Une petite pause, tranquille, le temps de nous lire et nous relire, de partager tout ça sur les résosociaux, d’aller « liker » la page officielle Gréement Courant S.A., où d’aller écouter le petit morceau de musique que nous allons vous recommander ci-dessous (ça devient une habitude, ça!) et on y revient très vite. A suivre? du lourd, du très lourd… Un peu de Cannes, en bateau en bois d’arbre, du grand Saint Tropez, du Tour de Corse qui va vite pour monter, un peu moins pour descendre, de l’info diverse et variée, et bien sur, du Nub®.

Listening to: Alors là… Back to basics. Grâce au bon Bernard Vananty, à Porto Cervo, on discute, on échange, on tape des thèses, et on retombe sur ceci, la Crème (tiens, ç’est aussi le nom de l’un de ses premiers groupes, ça…). Du Grand Eric Clapton, mais cette fois, avec de l’Énorme Steve Winwood (fondateur de Traffic, si jamais…). Tournez la molette dans le bon sens, fermez les yeux, and enjoy…

Ken ar c’hentañ !

B & L.

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