Do you-Do you Saint Tropez (Et plus, si affinités)?

On 29 octobre 2014 by Louis

Bam!  À quelques jours du départ du Rhum, pendant que les copains se tapent sur le bide à boire des tasses au bar de l’Univers à St. Malo, voici donc le troisième volet des histoires des Starsky & Hutch de la ficelle en cette fin de saison! Comme vous pouvez le constater, ça ne chôme pas chez Gréement Courant en cette deuxième partie de mois d’Octobre… Des trucs, y’en a. Entre la préparation du Salon Nautique de Morges, avec les copains de chez Neptunia pour la présentation Suisse de notre coutelas de gréeur, les communiqués de presse et autres détails pour le lancement officiel du Nub®, c’est pas comme si nous avions le temps de farter les lattes en vue des premières neiges qui pointent le bout de leur nez en Helvétie…

Humide? Vous avez dit humide? – Mariska & Tuiga – ©Gilles Martin-Raget, tous droits réservés.

Nous y voilà, donc, à Saint Trop’: Vous lisez assidûment ce blog, vous savez donc que côté 15 Mètre: Mariska à gagné les trois épreuves précédentes du circuit, et dès lors, le championnat, c’est fait. Tuiga, quant à lui, à fait second à chaque fois, leur place est aussi assurée. Ce n’est pas pour nous déplaire, ici, chez Gréement Courant, car vous savez donc aussi que ce sont les deux bateaux que nous équipons entièrement sur les quatre « Fifteens ». - Ah! qu’elles sont belles nos tomates… - ©Le Sbire.

Les enjeux cette année sont donc relativement faibles, mais comme à chaque fois que les 15 m JI se retrouvent, la compétition prend le dessus et le plaisir de montrer aux spectateurs les quatre bateaux centenaires capables de régater autour de trois bouées comme les bateaux d’aujourd’hui motive les équipages pour réaliser un maximum de courses de haut niveau. Et du haut niveau, vous allez êtres servis. C’est Pam qui prend la barre à cette occasion, le Grand Crick étant retenu à d’autres occupations Wallyñesques, vous le verrez plus tard, et le bon Christian Ponthieu qui sera chef du compas de relèvement. Premier jour: de la brise, mais pas que; de la mer, aussi, et pas qu’à moitié. Dans ces conditions, The Lady Anne est intouchable… Leur nouvelle grand-voile doit y être pour pas mal, et c’est après avoir dominé les deux départs que les anglo-saxons empochent logiquement les deux premières manches. Mariska, moins à l’aise dans la brise, limite les dégâts en faisant 2 et 3 (belle perf du bateau Espagnol que l’on attendait pas dans une mer formée). Dans cette première manche, les conditions de mer auront eu raison de la liaison haut-mât / bas-mât de Tuiga, qui se fend sur deux mètres à cause de la compression. Fini, Saint Tropez pour le bateau amiral du Yacht Club de Monaco… Heureusement tout reste en place et le retour au port s’effectuera sans encombres. Bref, du boulot cet hiver en perspective!

Après répartition des équipiers disponibles de Tuiga sur les bateaux toujours en course, le championnat s’est déroulé devant Saint-Tropez, et c’est The Lady Anne qui s’est imposé, décidément très à l’aise dans le vent soutenu, alors que Mariska remportait dans la pétole les manches de fin de semaine et le défi du jeudi, regroupant une fois encore les trois 15 m JI.

Pas de Grand Chelem, donc, et le classement final du championnat est le suivant :
1-Mariska
2-Tuiga
3-The Lady Anne
4-Hispania

Une fête « monégasque » sur les plages de Pampelonne, une remise des prix anticipée du championnat annuel fort sympathique dans le vieux St. Trop’, quelques dîners chez Christian arrosés comme il se doit, tels sont aussi les ingrédients qui font que la « sauce 15 Mètre » prend, et il se pourrait bien qu’elle fasse des émules!

Séssé, Tyf et Mawi, « Drôles de Dames » chez Gréement Courant! (Y’a un truc, derrière, gaffe!…)

Rendez-vous en 2015 pour un nouveau circuit, de nouvelles régates, et pourquoi pas, un nouveau vainqueur !

 A noter, au passage, quelques résultats de nos amis et clients: Sovereign et Ikra, les deux Twelves « soeurs ennemies » se classent respectivement 2 et 4 du classement Classique Marconi, Hilaria pointe à la dixième place. En Big Boat, Moonbeam III doit se contenter d’une timide 4ème place, va falloir remédier à ça au plus vite! Ça, c’est pour le rond des classiques, ou cette année, pas de coups tordus, pas de contacts « olé-olé » ne sont venus mettre un peu d’ombre au tableau… De belles joutes, dans des conditions variées! Des éditions comme celle là, nous, on en redemande!

Du rififi chez les Maxis

Les Voiles de Saint Tropez, nous le savons tous, c’est la grande kermesse. Oui, mais quand même! Chaque édition regorge de ses petites subtilités pas piquées des hannetons, mais alors là! Du grand saucisson!  Comment gagner un championnat quand on ne fait pas le parcours? Ça, c’est pas dans les bouquins, mais les ritaliens de Robertissima et leur STP72′ en classe Maxi vont être en mesure de l’expliquer à une flotte d’incrédules qui laisse faire, tellement elle n’en revient pas! Nous, nous y reviendrons…

C’est donc à bord de Wallyño, que votre serviteur va tenter de conserver le titre de l’an passé. Bon, la déception de la Maxi Rolex Cup est toujours un peu dans les esprits, mais c’est somme toute confiants que nous attaquons ce nouveau volet des aventures de cette belle équipe, complétée cette fois-ci par F-Y Escoffier, pêcheur de bulots malouin de son état, et du bon « U-Boot » Fredo, sous-marinier/chauffeur SNCF à ses heures, cantonné avec moi sur la plage avant. Et heureusement qu’il est là, le bon Fred. Première manche, brise, mer, tout semble donc réuni pour « une régate presque parfaite ». Ça, c’est sans compter le petit souci technique qui me prend aux tripes en sortant du port ce matin là. Inutile de vous raconter (en détail) qu’essayer d’envoyer un spi sur un Wally quel qu’il soit, de l’endroit ou j’ai passé cette première manche dans le canote n’est pas chose facile… C’est simple, je n’ai RIEN vu de cette ballade jusqu’à Cavalaire, et s’il n’avait pas été là, le bon Fred, cette place de 6 aurait pu être bien pire… Quoi qu’il en soit, après une mise en quarantaine forcée et quelques railleries de pontons, le lendemain, ça va mieux. Un peu moins d’air, et toujours ce clapot résiduel qui fera l’affaire des bateaux lourds et longs… surtout sur un parcours reaching/reaching dont les organisateurs tropéziens ont le secret. Paf! 9, notre plus mauvaise manche.

Troisième jour: la régate que l’on (ne)claque (pas). Nous y voilà. Une espèce de parcours triangle, retour Moutte →Rabiou →Arrivée, à faire DEUX fois (A fare due volte, en macaroni), puisque au pointage à la Moutte du premier tour, les « petits » IRC sont invités « à rejoindre directement la ligne d’arrivée ». Mais pas les gros culs, nous, donc. Les maxis, c’est rebelotte. Bref. Un start d’anthologie, nous voulions la droite, pas facile à obtenir quand on est les petits d’une flotte de (très) gros, nous l’avons. Et bien. Tricotage à l’endroit, bonne vitesse, tutto va bene nel migliore dei mondi (ça roule, quoi.). Nos savants calculs nous mettent en tête ou peut-être seconds en compensé à ce fameux pointage, mais comme c’est reparti pour un tour, on se sort les doigts, faut mettre des secondes aux copains! Curieusement, Robertissima, le très esthétique STP72′ fait route-pêche-arrivée, seul. Bon. Il à peut-être cassé quelque chose, vu que tous les autres, nous compris, repartons pour un tour. Un gros check pavillonnerie nous donne raison, pas de C sur Violet (notre classe, donc) et nous voici comme des sauvages à renvoyer propre au près, profitant de la moindre oscillation. Fin du deuxième tour, après moult peeling A1/A2/A1/Code »O »/A1 pour rejoindre l’arrivée, on se dit qu’on ne doit pas être si loin que ça, dis donc! Classements du soir: Deuxièmes, derrière… Je vous le donne dans le mile, Émile: Robertissima! On ne s’inquiète pas, juste un classement avant jury, nous imaginons bien, comme le reste de la flotte, que tout ça va rentrer dans l’ordre dès le lendemain et que nous aurons droit à notre victoire de manche… Du coup, Benoit décide, parce que c’est aussi la veille du lay-day, d’obliger tout l’équipage à l’accompagner au Quai jusque tard dans la nuit. Bon. faudra pas trop nous forcer la main non plus, vu que c’est pas comme si nous n’aimions pas ça. Jeudi matin, 9h00 (était-ce plutôt vers 10h00?): Douche froide: Nous retrouvons notre meilleur pote Vasco V. (j’ai aussi un petit dossier personnel Farr40′ avec lui, qui date de quelques années, s’il veut en causer, l’a qu’à venir ici…) devant le jury. Ce mec aura réussi à faire passer le fait que: Texte anglais: « Flag displayed » ≠ « Flag unfurled » et que donc, sans rentrer dans les détails d’une fumeuse réouverture Comité de Course contre Jury, le classement de la course 3 sera retenu au premier pointage (ou nous étions 2, derrière @robas, ce qui arrange bien son tacticien, le jeune retraité Marc Bouët, que ça fait bien plaisir de le retrouver sur le circuit). C’est sur que pour les Italiens, mieux vaut boire un bol de pus que de se couper un bras (traduire par: une place de 3, quitte à passer des plombes devant le Jury, vaut mieux qu’un DNF)… Alors voilà. Sixièmes au général d’une classe dans laquelle le niveau des bateaux et des équipages est très relevé. Sans cette victoire de manche, une place de 5 et une place de 7, difficile d’accrocher le podium. Les gaziers qui sont devant (les deux STP 72′, Lupa of London, My Song et @robas) le méritent, et somme toute, nous considérons que nous ferons « seconds des bateaux normaux ». Une belle fin de saison, une job-list longue comme un jour sans vin pour l’année prochaine, un programme qui s’étoffe, bref, le « vieux » Wally maintenant tout gris n’est pas prêt d’arrêter de faire parler de lui!

La bonne pige rigolote de fin de saison: Le Tour de Corse et de Russie réunis…

 

Parce que quand y’en à plus, y’en a encore: Le bon Jean-Phi de chez North, au détour d’une conversation sous la tente à bières de Saint Tropez me met gentiment à la colle avec un XP 44′, Amber Miles, armé par Vadim, un charmant Russe qui commence à bien écoper les plans d’eaux méditerranéens… Pas si simple niveau planning, mais l’idée d’aller faire cette superbe course qu’est le Tour de Corse à la Voile sur un bateau performant en IRC est bonne, et puis ressortir une dernière fois les tongs et le short n’a jamais fait de mal à personne. A bord, nous devions être neuf, mais deux désistements outre-caucasiens de dernière minute ramène ce nombre à sept. Trois Russes, Vadim, donc, propriétaire enthousiaste, Andreï, qui sera mon N°2, et Denis, dans le top 20 des Finnistes mondiaux. Côté francophones, le bon Christian Ponthieu, Gwen Riou, Romain Detroyat et ma pomme. Sur le papier, y’a pire. Arrivé la veille, je découvre la jolie garde-robe, prends quelques notes sur ses spécificités, parce qu’au vu de la météo annoncée, toutes les voiles risquent d’y passer! Nous partirons par l’Ouest. Les concurrents en IRC 2? Une volée… Outre l’autre XP44′ Alizée, deux Swan 42′ (dont Tixwave, qui retrouve ce dans quoi il est le plus à l’aise: l’IRC), une ribambelle de canotes que je ne connais pas… Quelques figaristes breizhous sur le Grand Soleil 43′ de la famille Richomme, un J111 dont on me dit qu’il pédale, bref, là encore, ça ressemble à des gens qui savent… De notre côté, à 7 sur notre 44 pieds, on se dit que ça ne va pas être tout facile de gérer le dossier… Pour les quarts, on repassera, paske vu l’air prévu en ce début de course, va falloir penser à ne pas trop dormir… C’est parti mon Kiki! 15-18 Knts d’OSO, super départ, le luxe de croiser devant le VOR70′ SFS, et zou, un peu de près, ça ouvre, ça continue à ouvrir, code « 0″, A2, que nous garderons toute la nuit dans du 25-30knts+, mer formée, en pétant le record de vitesse du bateau (19.1Knts)… Gwen, avec qui je n’avais jamais navigué, envoie du steak à la barre, mais fort. Un plaisir de voir es ruskoffs sortir leur smartphones pour filmer le B&G qui s’affole! De notre côté, on serre un peu les fesses dents, ce joli A2 pourrait bien décider de rejoindre la Giraglia avant le canote, surtout si nous réitérons ce petit départ au tapis suite à un croisement mal négocié avec un concurrent (nous pensons que c’est Kudjuuak, le Swan 42′), et un surpattage d’écoute « pas au bon moment ». Mention spéciale à North Sails ici (nous n’avons pas l’habitude, mais là!) le nylon à tenu, parce que le A4, il nous semblait un peu petit… Tout ça pour dire qu’à l’arrivée à la Giraglia, nous sommes plus que dans le coup. Alizée au chaud, les deux Swan aux fraises. Mais c’est sans compter le tampon. D’ailleurs on ne sait pas si ce Tour de Corse ne s’apparente pas à un match de rugby ou quoi, mais des tampons, il y en aura encore quelques uns d’ici le retour à Bonifacio. La redescente par l’Est = championnat du monde d’accordéon! Et bien négocier ces phases de transition quand on est en sous-effectif, avec peu (pas) de sommeil n’est pas facile. A la faveur d’un petit manque de lucidité, nous laissons passer l’ascenseur au large qu’il fallait prendre… C’est la lutte à la côte, et à ce petit jeu, nous finirons par jouer (toutes!) les oscillations, en limitant les dégâts. Nous touchons la transition d’OSO un peu plus tard que les copains, mais une bonne nav’ dans les cailloux du duo Christian / Gwen nous remet dans le coup pour ne pas finir aux choux, et c’est dans 15-18Knts au près océanique que nous coupons la ligne d’arrivée au petit matin du samedi. Un jour, 17 heures, 38 minutes et 59 secondes. Quatrièmes dans notre classe, dixièmes overall. C’est bien. D’autant que nous n’avions aucun contrôle sur les deux sérieux concurrents qui nous mettent une avoinée en temps compensé (et le mot est faible!): Fastwave, J111 de son état, auteur d’une nav’ impeccable, emporte le classement Overall (et donc IRC 2, hein!), et Glen Ellen V, le A40 (tiens, c’est du Gréement Courant, ça!), avec les bons Poupou et Tom Tertre à bord. Quand au Figaro mené de main de maître par Laurent Pellecuer, y’a des bruits qui courent… Mais ce ne sont que des bruits.

En deux mots: Magnifique pétage de record par les copains du VOR 70 SFS, parfaitement mené par Lio Péan (en un jour, une heure et 57 min.!), qui succède à un certain Paprec Recyclage, TP52′ de son état, le plaisir évident de naviguer avec Christian Ponthieu (nous avions souvent été concurrents!), et de découvrir Gwen. Vadim et son équipe au top, même si souvent la communication Russe/Franglais n’est pas aisée, une manivelle de wimche cassée par mes soins lors du surpattage au tas dans la brise (quand je vous dit qu’il ne faut pas me mettre derrière les haubans!), du soleil, de l’air, du changement de voiles à n’en plus finir, l’accueil des Corses, le Café de La Poste… Si je suis réinvité, j’y retourne!

XXXXX

Pfiouuu! Il es long, ce papier! Le troisième volet pour vous raconter notre fin de saison chargée… Sous peu, plein de petites infos, on revient à du gréement, peut-être quelques vidéos sympas, bref, va y avoir du lourd. Cette histoire de Nub®, par exemple. Vous savez, cette petite boule qui va révolutionner le monde des poulies à friction… On en cause très vite et elles seront bientôt dispo à la vente!

A venir aussi: Le Salon Nautique du Léman, à Morges, ou nous serons présents avec notre « partenaire coutellerie » Neptunia: Souvenez-vous, le PLUS BEAU DES COUTEAUX DE GRÉEURS! Passez nous faire un coucou, boire un coup, c’est les 7, 8 et 9 Novembre à la Halle CFF! Le site de NEPTUNIA

Un rapide aller/retour à St Malo, pour le départ du Rhum, voir les copains et quelques rendez-vous… A ce propos, allez jeter un oeil au projet de François Angoulvant,… Son Sabrosa sr40mk2 qui prendra le départ dimanche est truffé de… Nub®, dont il est l’un des inventeurs!

Listening to: Pique-pique et colégram,  on y vient, Le bon morcif de musique de la fin. Cette fois-ci, l’essence même du Blues électrique New-Yorkais contemporain. Il est passé au Cully Jazz il y a quelques années, ça envoie, mais alors fort. Le morceau, tout le monde le connait. Mais alors l’interprétation… S’ils s’étaient connus,  le bon Jimmy n’aurait pas manqué de lui faire une tape sur le bide, que notre ami a fort gros, d’ailleurs… Encore une fois, montez le son, prévenez les voisins de bureau, et paf! EN LIVE @ JAZZDAYS, Germany, 2011.

D’ici là, on souffle un peu, c’est moi qui tient le crayon.

Ken ar c’hentañ !

B & L.

2 Responses to “Do you-Do you Saint Tropez (Et plus, si affinités)?”

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