Ceci n’est pas une Pipe (©-San-A), C’est la fin de la saison 2013…

On 17 octobre 2013 by Louis

 

Ça y est, de retour à nos pénates. Il pleut, comme chaque année. Le chien fait la gueule, comme chaque année. Un gout de « trop peu », comme chaque année. Des déceptions, comme chaque année, des colères, aussi. Mais avant tout de grosses satisfactions au regard du boulot effectué tout au long de cette saison 2013. C’est ça que nous allons essayer de vous faire vivre avec ce papier « fin de saison » chargé comme une haleine de lendemain de cuite à l’Esquinade… Coupez vos téléphones, fermez toutes les autres applications, et allez donc vous faire votre pause clope/pipi maintenant, parce que des choses à dire et à voir, il y en a pour un moment. Du Maxi, du 15 Mètre de Jauge Internationale, un peu de Moonbeam III, des défaites, des victoires, des copains… Nous vous l’avions dit dans notre précédent papier, Septembre et Octobre seront chargés ! C’était dur, mais chouette, vraiment, et ça part de là :

 Porto Cervo – Wallyno

Le plateau ? Enorme. Comme chaque année, la fine fleur de ce qui se fait de plus beau et de plus performant en régate s’aligne dans les eaux magnifiques de la Costa Smeralda pour la Maxi Rolex Cup, et cette année, le Championnat du Monde de Mini-Maxi. Nous, avec notre « petit » Wallyno, ramené de Barcelone dans un piteux état courant Mai, l’objectif est de défendre une jolie place milieu de tableau, face aux Ran, Bella Mente,  Alegre et consorts. Le truc pas facile, quoi. Benoit, le nouveau propriétaire de ce bien connu Wally y a cru, et y met les moyens. Voiles neuves, équipe qui tient la route, logistique de qualité, et si en plus on peut y ajouter un petit côté festif…

Ça s’annonce résolument mou, étonnant pour cette saison,  et ce le sera, à part deux bananes courues dans un médium soutenu.  6ème overall, vice-champions du monde catégorie Racer/Cruiser, derrière un Lupa of London intouchable, champions du monde ORC1… Et le luxe de s’offrir une victoire de manche overall. On ne pouvait espérer mieux pour une première avec ce canote de 2003. Du grand Seb Audigane, un Benoit impec’ à la barre, un capitaine en la personne de Quentin « boum-boum » Le Nabour qui nous prépare un bateau au top, une équipe qui commence à se connaître, des manœuvres au poil, un moment inoubliable le jour du lay-day dans cette piscine naturelle de Cala di Volpe (Bâtard, Benoit !), et toujours quelques vieilles photos de ma pomme dans le fond du Clipper Bar… La rançon d’un bon championnat ? Peut-être, reste que les objectifs sont bel et bien atteints, et qu’il nous faudra confirmer à Saint Tropez.

 Le gros « Dossier » 15 Mètre J. I.

 Vous le savez, vous qui êtes lecteurs assidus de ce blog, les 15 Mètre J.I., nous, ici, on aime bien. Déjà, parce que ce sont de fantastiques canotes à naviguer, et ensuite, parce que sur la flotte des quatre vieilles dames qui naviguent toujours, Gréement Courant en prépare deux, et il se sussure sur les pontons que nous pourrions en faire un troisième d’ici la saison prochaine… Mais chut, rien n’est encore fait…

Des choix, donc, il a fallu en faire cette saison, et votre serviteur n’était pas à bord de la belle Mariska pour tenter d’arracher le Royal Clyde Yacht Club Trophy à The Lady Anne, vainqueur l’an passé. Quant à Bill, ses talents de narrateur lui font un peu défaut ces temps, du fait de ce que vous verrez ci-après… C’est donc par le biais du bon Romain DetroyatTack-Set – régleur de spi et de voiles d’avant à bord de la belle de 1908, que nous vous livrons le récit des quatre épreuves serrées, façon « règlement de comptes à OK Corral »…

Quatre étapes en quatre semaines successives. Gros programme ! 

 Première étape : Mahon, avec les 15 m JI qui se greffent sur le Trophée Panerai. Des parcours côtiers sans grand intérêt, avec pas mal de mer et des conditions plutôt viriles pour les 15 m JI : 15 knts d’air en moyenne, parfois un poil plus, parfois un poil moins. Démonstration de vitesse de la part de The Lady Anne, Tuiga et Mariska suivent et Hispania est à la peine. Deux jours de course, deux manches, troisième jour annulé parce que trop de vent, ce qui donnera l’occasion à tous les équipiers des « fifteens » d’aller tirer un bord d’anthologie à bord de la somptueuse goélette Adix, propriété du barreur de The Lady Anne : Fan-tas-tique !The Lady Anne 1er – 2 points, Mariska 2nd – 5 points (3 & 2), Tuiga 3eme – 5 points (2 & 3), Hispania 4eme – 8 points

 Deuxième étape : Marseille, avec un événement spécial pour les 15 Mètre et des parcours banane. Deux parcours par jour, deux jours de course. Peu d’air. Mariska véloce dans la pétole, Tuiga suit bien le premier jour, Hispania aussi. The Lady Anne fait 4 et 4 ( ?)… Le deuxième jour, réveil des Anglais et changement de barreur… Ils font 1 et 1, Mariska 3 et 2, Tuiga 2 et 3, Hispania 4 et 4. Un accueil exceptionnel de la part de la Société Nautique de Marseille qui a su se surpasser pour nous, une ambiance ultra conviviale aussi bien à terre qu’en mer, un comité au top, des bananes dans de bonnes conditions et la rade sud pour les spectateurs. Top ! Mariska 1er – 7 points, Tuiga 2nd – 9 points, The Lady Anne 3ème – 10 points, Hispania 4ème – 14 points.

 Troisième étape : Monaco Classic Week… des vagues, du vent faible… Le pot de pus, encore une fois. The Lady Anne est à l’aise, Tuiga est accrocheur, on rame, mais on gagne une manche de surpétole et le sort du dernier jour nous fait passer en 3eme position après la dernière manche… Je n’ai pas le détail des points, mais The Lady Anne gagne, puis Tuiga, puis nous, et enfin Hispania. Il faut reconnaître que ce dernier nous a tellement loffé à une bouée sous le vent que son étai de clin est venu s’accrocher à notre poulie de ris en bout de bôme, et ça a fait tomber leur mât de flèche dès la première manche… Ca a gueulé, mais le jury leur a donné tort et une vidéo qui n’est pas diffusable pour le moment montre bien que notre engagement avait été établi bien avant la zone des 3 longueurs. Beau geste de Tuiga qui met tout de suite à dispo son top-mast de rechange, ce qui permet à Hispania de courir la dernière manche avec nous (derrière quand même :-)). Du coup : The Lady Anne 1er, Tuiga 2nd, Mariska 3, Hispania 4.

 Dernière étape : Portofino Rolex Trophy. Pas beaucoup de vent, un plan d’eau très technique. Dès le début, Hispania vire et abat derrière Tuiga, mais pas assez, et casse son beaupré. Plus que 3 bateaux sur les départs. Mariska joue la gagne, Tuiga décidément en forme s’accroche, The Lady Anne peine un peu. Jusqu’à la dernière manche, le classement sera indéterminé. Nous avons le sentiment que Tuiga commet une faute sur le départ, protest de Mariska, pas de 360°, et nous ferons toute la course dans ses fumées et finirons 2nd. Jury, pas de disqual, gros dossier… Tuiga est donc déclaré vainqueur avec 5 points, Mariska 2nd – 6 points, The Lady Anne 3eme – 10 points, Hispania 4eme – 20 points.

 Pour résumer, le Royal Clyde Yacht Club Trophy 2013 reste aux mains de The Lady Anne, le classement est simple :

1 – The Lady Anne - 8 points – 2 manches de 1

2 - Tuiga (Gréement Courant)- 8 points – meilleure dernière manche

3 – Mariska (Gréement Courant) - 8 points – grrrrrrrrrrrr

4 – Hispania – 12 points

 Rendez-vous compte, un classement final à égalité de points, c’est tendu !

 Alors oui, un peu de déception aux vues des efforts accomplis toute l’année, d’un gros début de saison couronné de succès à Ajaccio, Antibes et Porquerolles, d’un fantastique Trophée Bailli de Suffren où le bateau, résolument taillé pour du « around the cans » tient la dragée haute aux ténors de haute mer que sont Moonbeam III, Moonbeam IV et Lelantina (pour ne citer qu’ eux !)… Mais s’il faut garder le meilleur : Quatre semaines très intenses (convoyages, etc…), de superbes régates, souvent au contact. Un niveau général cohérent entre les 3 premiers bateaux, avec des écarts qui se resserrent dans toutes les météos. Un besoin impératif de mettre en place un arbitrage sur l’eau en 2014 pour calmer les ardeurs et limiter les risques, les bateaux se rapprochant de plus en plus.

Bref, pour ne rien alimenter de polémique, c’est, comme qui dirait, « la glorieuse incertitude du Sport »…

 Pour Tack-Set, R. Detroyat.

Moonbeam III, un petit goût de reviens-y…

 Alors LÀ… C’est pas comme si ça ne piquait pas un peu derrière les yeux, mais c’est tout comme… L’art de naviguer avec des cons, sur un bateau pourri, dans des endroits de merde…

Moonbeam III, c’est quoi : Une de nos plus jolies vitrines, ici, chez Gréement Courant : Full inventory depuis 2004 (bientôt dix ans, dis donc !), ce canote fait du charter (www.moonbeam.fr), navigue, gagne, et fait la fête. Un des meilleurs exemples du « on peut tout faire sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux »… De l’affectif, aussi, mais ça, ça ne regarde que nous…

J’ai eu la chance d’apporter ma petite contribution à cette saison tonitruante, parfois à la tactique (un éléphant dans un magasin de porcelaine !), ou à l’avant. Ma première pige de fin de saison à bord : Monaco Classic Week.

Groin-Groin, donc.

Pendant que les 15 Mètres en décousent sur leur propre rond, les Big Boats  s’expliquent prop’net sur les parcours côtiers proposés par l’organisation. Dans notre classe, quelques dossiers : Mariquita, 19 Mètre J.I. de son état,  toujours dangereux dans la molle, Elena, la grosse goélette capable de tout (et c’est dans le pire qu’elle est la meilleure!), Lulworth, que nous retrouvons après quelques années d’absence sur le circuit… Il semble qu’au jeu du canote le plus évolutif de la flotte, nous ayons une petite carte à jouer ( !)…

L’euphorie est de mise le premier jour : Sur un côtier « championnat du monde de short-sheet », Erwan nous gratifie d’un somptueux départ, au vent de la flotte. Comme souvent à Monaco, c’est la droite qui paye, et nous nous contentons de contrôler les petits camarades pour remporter cette première manche. Petit apéro « dîner dans mon verre », paye ta cuite à Christian, pour fêter ça… Le deuxième jour de course ne sera pas aussi facile… Elena qui avait fait troisième la veille gagne la manche à la faveur d’une risée au large que nous n’avions pas vue… Le tour de la paroisse, comme on dit. Tout le monde à quatre points, donc : Moonbeam III, 1 & 3, Mariquita, 2 & 2 et Elena, en tête au provisoire à la faveur de la dernière manche, 3 & 1. Tout se jouera donc le dernier jour de course. Et ce dernier jour de course… L’École des Fans, tout le monde a 10. Du grand Thierry Leray, PRO à Monaco, à qui nous n’en voulons pas… Les affres d’Eole, dirons nous… Petit flux d’OSO, pour 8knts, que tout le monde sait que ça va finir par se casser la gueule. Parcours N°…, là encore, tout le monde se doute qu’il sera raccourci… Alors qu’à la faveur d’un peu plus de pression au large (celle de la veille, on ne nous la refait pas !) que nous avons vu les premiers, nous mettons tout le monde dans la boite… et en réel, siouplaît ! Sauf que… Thierry oublie de raccourcir là où il aurait fallu. Pas un seul des Big Boats ne sera classé sur cette manche, tellement pas un seul d’entre nous ne finira dans les temps… Le classement en reste donc là. Seconds à égalité de points avec Elena. Un peu de frustration, et le prix spécial « Pavillon Sierra » remis à Thierry. Mais le vrai objectif de cette fin de saison n’est pas là. C’est à Cannes qu’il faudra briller, il y a bien trop de trucs en jeu…

 Double Groin-Groin : Régates Royales, Cannes.

Après un Trophée Pasqui et des Régates de Nice remportées  haut la main, mais aussi et surtout après ceci :

Et du coup, je ne résiste pas non plus à vous faire part pour le coup de cette petite vidéo, diffusée avant le discours des Voileux.  Montez un peu le son, c’est pas pire…

Voici qu’Erwan nous concocte un petit équipage pas piqué des hannetons pour tenir la dragée haute à la flotte des Régates Royales… Jugez-en plutôt : Le bon Seb « Grand Crick » Audigane à la tactoche, retour de Michel-Michel derrière (en compagnon de chambrée aussi, et de « last drink on deck »…), je suis renvoyé à l’avant (« -comme ça, on t’entendra moins » – sic.). Jérôme, Merlin, Manu, Ben, Soize, du grand Momo, jamais loin de son boîtier ;-), et une jolie tripotée de guests Russes, dont Igor Skalin, médaillé olympique à Atlanta en Soling… Ça part de là, donc, Cannes, c’est le truc qu’il faut gagner.

Et pour gagner, on ne s’est pas loupé. Du propre, de l’efficace, du remettage de facteur sul’ vélo.  5 courses (4 retenues), trois places de 1, une place de 2, et nous biffons un 4. Y’a pire. Nous n’avons pas besoin de courir le dernier jour. Igor parlait même de gruter la veille, façon Dragoniste… Même dans les petits airs et les parcours « reachimse-reachimse », qui ne sont pas à proprement parler les points forts du canote, Seb profite de la moindre opportunité pour attaquer. Du grand Erwan sur les départs, tout le monde est à son affaire, les manœuvres s’enchainent bien, à part un petit « affalage sous-barbe » que nous récupérerons tant bien que mal et qui ne nous coûtera presque rien. Comme le disait Jérôme, qui doesn’t speak English : -« Best crew ever »… Le soir aussi, ça enchaine bien, et c’est ça qu’est bon. S’il y avait là encore un classement combiné Sur l’eau/Au bistrot, ce n’est pas  un bord d’avance que Moonbeam III aurait, c’est probablement un Lac…

Alors voilà, contrat rempli : Faire second à Monaco (alors qu’il est acquis de tous que la victoire nous revenait de plein droit), gagner à Nice, claquer à Cannes, la veille du dernier jour de course, emportant de surcroit : 1- Les Royales en Big Boats, 2- L’overall Panerai Classic Yacht Challenge (et donc, une tocante pour le Cap’tain), 3- Le classement général AFYT au nez et à la barbe de Mariska et de Moonbeam IV qui nous attendaient en embuscade, sans parler des Voiles de St. Tropez, où Moonbeam III n’aura pas gagné la dernière grande classique de la saison. En tous cas, pas au classement. Bravo à Moonbeam IV, qui revient en force. Mais le point d’orgue du « tout à domicile », c’est Jeudi que ça c’est passé…

Malgré l’annulation des défis par l’organisation des Voiles, au jeu du « Tiens, si on allait se faire branler secouer un peu et donner aux photographes l’occasion de se faire trois sous »,  Altair (goélette franche, plans William Fife de 1931), Lelantina (…..) et Moonbeam III décident d’aller casser la croute, comme le veut la tradition, au Club 55. Bien leur en a pris,  allez donc jeter un oeil sur le site du bon Gilles Martin-Raget, ces images ont fait le tour du monde… Quant à ma pomme, je quitte le bord la larme à l’oeil et des piverts dans la tête pour rejoindre Wallyno à Saint Tropez où la victoire en classe Maxi ne va pas être facile à aller chercher…

Saint-Tropez – Wallyno : Un final en beauté.

Parce qu’il faut bien que ça se termine… Retour donc à bord de Wallyno pour ces Voiles de Saint-Tropez 2013, catégorie IRCA – Maxi. Je retrouve ma plage avant. L’équipage ? Peu ou prou le même qu’à Porto Cervo, outre un pêchou Malouin en la personne de F-Y Escoffier aux réglages de voiles d’avant, le bon Romain Gabriel là où il faut, vu qu’il n’a pas QUE un physique de tacticien, et une électronique qui fonctionne grâce à Hugo, nouveau venu à bord. Bon. Tout ça posé, quand on regarde la liste des inscrits, faudrait voir à pas trop pratiquer le plat du pied, paske les places seront chères… Entre My Song, qui sauve son rating de porte-avions dans presque toutes les conditions, Whisper, le 78 pieds mené par le bien connu Andy Beadsworth (Recherche Google pour les incultes), Firefly, l’espèce de faux Class J batave, ou encore (et nous pensons que c’est notre dossier de la semaine, en plus ils vont au même bistrot que nous!) Aragon, le magnifique Marten 72′, l’accessit au podium sera âpre…

Première manche, un petit côtier dans du médium/light. Les favoris se posent là. My Song s’envole et claque, et nos pronostics s’avèrent justes: Aragon, Firefly devant, nous ferons 5. Pas facile de tricoter et de choisir quand on est un des plus petits gabarits de la flotte… A ce jeu là, nous ne nous ferons pas piéger le lendemain. Malgré une grosse frayeur, un hearing que j’irai défendre le soir pour « port de publicité », interdit au Voiles (10% du temps de course à sauver, tout de même!), Seb attaque comme un marcassin finistérien. Et pas qu’un peu. Comme à bord de Moonbeam III la semaine précédente, toutes les opportunités sont bonnes à prendre. Et à gagner quelques secondes par-ci par-là, ça paye. Second derrière My Song, décidément intouchable. Troisième jour, dossier… Médium ++, première fameuse qui foire, façon pêche à la St Jacques en baie de Saint Brieuc, je me blesse à l’avant bras. Le bon Romain, pompier de son état, me bricole au rappel une jolie attelle avec deux chausse-lattes qui feront l’admiration des médecins urgentistes le soir venu, et nous finissons tant bien que mal la manche à la 8ème place. Joker, donc. Cette manche, ce sera le tournant des Voiles. Dans la brise, My Song abandonne, Aragon casse une drisse de genoa (z’ont qu’a faire appel à de bons gréeurs…). Du coup, pas si grave que ça, nous restons 3 au général, à égalité de points avec ce dernier… La donne est maintenant simple: Si l’on veut espérer gagner, il ne faut pas que ça navigue Vendredi, My Song, Firefly et Aragon pourraient alors faire sauter leur plus mauvaise manche, et ce ne serait pas pour nous arranger… Ça tombe bien, d’ailleurs, il y a beaucoup d’air annoncé, un BMS en cours, alors nous, la veille de la journée des défis, nous croisons les doigts, fort, et Benoit nous gratifie d’une superbe soirée « j’ai réservé une table au nom de Wallyno au Quai » qui restera dans les annales… Vendredi matin, l’impression que ce championnat tourne en notre faveur: Aperçu sur A, pas de manches aujourd’hui. Ça, déjà, c’est fait, on reste dans le match. C’est pourtant loin d’être gagné le matin du dernier jour. Il faut que: Nous fassions une bonne course, en reprenant deux points à Firefly en tête au général, et mettions Aragon derrière… On ne s’occupe plus de My Song qui gardera sa place de DNF du troisième jour, plus dangereux, donc. Quentin me remplace à l’avant, Seb me jette à la tronche avant le départ l’Ipad et son Adrena auquel je ne bite rien, les dés sont jetés. Superbe start (nous pensons même un moment avoir volé), Firefly OCS, Aragon dans la boite, sous la flotte, ça commence bien. Plus qu’à faire notre course, du mieux possible. Sur le premier bord sous spi serré, c’est l’hécatombe de nylon. Franck-Yves fait un boulot remarquable au réglage dans cette énorme houle résiduelle pour sauver notre unique médium, alors que la plupart des bateaux alentours, dont Aragon, ramassent par morceaux leurs voiles de portant… Les manoeuvres s’enchainent bien, et en passant la ligne, nous sommes surs que le contrat du matin est rempli. Le petit doute: Whisper, qui d’après nos chronos devrait claquer. S’il parvient à intercaler un canote, la victoire est pour lui, et au jeux des temps compensés, on est jamais surs de rien… Il faudra attendre le premier magnum de Minuty au Café de Paris, et des frais de roaming certains sur la page internet des résultats des Voiles pour apprendre la bonne nouvelle: Whisper aussi, était OCS… Et quand, dans un classement, on remplace des chiffres par des lettres, ce n’est jamais très bon. Troisième aujourd’hui, Wallyno remporte les Voiles,  avec son nouveau propriétaire / barreur, qui n’aura vraiment pas démérité. Et quelle victoire! Première saison du bateau, le bilan est au delà de nos espérances… Benoit nous le rendra bien, jusque tard dans la nuit, mais ça, c’est une autre histoire…

Toujours dans la série « qu’elles sont belles mes tomates », à noter aussi la re-victoire d’Ikra ( LE 12M J.I. fondateur avec Pride de la Nioulargue, full inventory Gréement Courant,) dans sa classe mais aussi au prestigieux Trophée Rolex. Deux manches courues, deux places de 1er, ça c’est fait.

Alors oui, ce papier est long, mais une fin de saison comme celle-ci vaut la peine d’être racontée. Hope you enjoyed it! Ici, à Morges, l’administratif reprend le dessus. Factures à éditer, projets pour l’an prochain, un peu de repos, et probablement quelques surprises pour le Salon Nautique! Stay tuned, pour ne pas en rater une!

Mention spéciale aux copains qui font de la belle image, sans qui nous aurions du mal à illustrer ces pages… Carlo Borlenghi, Guillaume Eymard, Fred A.K.A. « Momo » Sibert et sa bonne humeur, Natou Boffin, qui au delà d’être une équipière de choc, maitrise la GoPro nickel, Marco Berel, toujours prêt à filer la patte sur l’eau comme au chantier… Bref, grâce à vous, on en garde plein la tête, merci!

D’ici là, continuez à bien, bien faire des bêtises, mais comme toujours, avec enthousiasme!

Take care,

Pour Gréement Courant S.A.,

L.

7 Responses to “Ceci n’est pas une Pipe (©-San-A), C’est la fin de la saison 2013…”

  • Pas bien compris « l’art d’aller naviguer avec des cons, sur des bateaux pourris dans des endroits de merde » Loulou, tu m’inquietes…. La bise!

  • Désolé les gars, mais en regardant la vidéo pour Bill, j’ai eu une certaine larme à l’oeil, de ne pouvoir être là, de vous….bref je m’arrêterais la, vous faites surement grave Ch…r , mais tant pis, et en plus pour une fois, Dieu a raison….. So long

  • Vous parlez comme un livre mon cher Louis!!! j’adore, j’aimerai avoir un peu de temps pour envoyer quelques dossiers photos!! ça va venir… vraie que c’était magic ces 4 semaines a bord de Moonbeam III,bateau pourri avec un équipage de sac à gnole, dans des ports de merde!….

    non sans dec, de mémoire de marin qui baroude pas mal, j’en connais pas de meilleur, c’est unique au monde je pense( et je pèse mes mots) et ce, grace à un captain et son équipage hors normes! ndlr:Erwan dit « one, Soisic exceptionnelle d’efficacitée, Merlin & Jérome, « Eckel & djekel »qui nous guide sur le pont et ailleur avec joie et tolérence….Ce bateau de 110 ans est unique et c’est en grande partie grace au talent de son capitaine et de son équipage!! MERCI à vous les AMIS. je vous dis à l’année prochaine, avec toi Louis si tu le peux!

    longue vie à tous…..MOMO.

  • « one R »

  • Salut Bill et Louis, pour commencer, tout mes voeux de bonnheur à Bill et il est vrai que une fois de plus c’est encore un bien beau papier que voilà. J’espère que vous allez bien et qu’on arrivera à se voir un de ces jours, ca fera plaisir. Le bateau sera mis au sec à Thonon dans la semaine.

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